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La normalisation des messages toxiques

Personne portant un masque à gas avec un "hoodie"

En communication, le racisme, l’homophobie, la misogynie ou le capacitisme ne sont pas que des problèmes sociaux. Pour certaines personnes, ils deviennent de véritables postures idéologiques, assumées, répétées, parfois même revendiquées. Le harcèlement sur les réseaux sociaux s’inscrit dans la même logique.


On assiste ainsi à une normalisation de messages toxiques — trop souvent dirigés contre les femmes — qui, il n’y a pas si longtemps, n’atterrissait jamais dans l’espace public.


À titre d’exemple, on le voit dans certains messages de Donald Trump. Lorsqu’il publie une image associant Barack et Michelle Obama à des singes (retiré depuis), il ne s’agit pas d’un dérapage isolé, mais d’un choix délibéré : celui de repousser les limites, encore et encore.


À court terme, ce type de discours peut galvaniser une base déjà acquise. À moyen terme, l’accumulation de propos offensants, harcelants et transgressifs risque de produire éventuellement l’effet inverse : elle érode la crédibilité de la cause, de l’organisation ou du leader qui les porte. Pourquoi ? Parce que la majorité des gens savent intuitivement qu’il y a des lignes à ne pas franchir.


En relations publiques, le véritable défi n’est donc pas de viser une pureté morale irréaliste. Il consiste à se questionner en continu : sur nos réflexes, nos angles morts, nos certitudes. Non pas pour plaire à tout le monde, mais pour livrer des messages utiles, rassembleurs et durables.


La vigilance n’est pas une posture morale. C’est une compétence stratégique. Elle traduit de l’humilité, du discernement et une volonté réelle de contribuer positivement au débat public, même si cela implique des messages parfois moins tapageurs… et moins viraux.

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