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Vieillir en silence : l’enjeu électoral qu’on évite de nommer

Dans un pays où l’on scrute chaque hausse du panier d’épicerie et chaque soubresaut tarifaire avec fébrilité, un sujet pourtant fondamental demeure étrangement discret dans l’espace public : le vieillissement de la population canadienne.


D’ici 2040, plus d’un quart de la population aura 65 ans ou plus. Un changement démographique majeur qui transformera non seulement notre système de santé, mais l’ensemble de nos politiques publiques : logement, transport, fiscalité, aménagement du territoire, accessibilité… la liste est longue. Et les solutions, complexes.


Deux textes récents – l’un dans The Conversation, l’autre du Groupe CSA – tirent la sonnette d’alarme : il faut cesser de traiter le vieillissement comme un enjeu sectoriel réservé aux ministères des Aînés. C’est un dossier transversal qui mérite une place de choix dans les programmes électoraux… et dans le débat public.


Pour les OBNL, c’est une occasion en or. Une population vieillissante, c’est aussi un appel à l’innovation sociale, à l’adaptation des services communautaires, à la redéfinition de la solidarité intergénérationnelle. Mais pour se faire entendre, il faudra plus qu’un communiqué envoyé à 17 h un vendredi.


Il faudra prendre le micro. Exiger des engagements. Exposer les angles morts des politiques actuelles. Et surtout, sortir du réflexe compassionnel : les aînés ne sont pas un fardeau à gérer, mais une force collective à intégrer.


Bref, si vous cherchez l’enjeu oublié de la campagne électorale fédérale de 2025, ne regardez pas plus loin. Il est déjà à nos portes. Littéralement.

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