top of page

Secteur communautaire : vent de face à prévoir

Alors que tout le monde parle de sous-financement du communautaire, une récente lettre d’opinion d’un maître d’enseignement à HEC, Richard Blain, vient de déplacer les pions sur l’échiquier. Et croyez-moi, c’est loin d’être anodin.


La nouvelle trame narrative? Oui, le communautaire est important, MAIS il faut qu’il se réorganise. Vous voyez la subtilité? On passe d’un secteur «indispensable, mais mal financé» à un secteur «essentiel, mais mal organisé».


Nuance de taille qui change tout.


Cette rhétorique cache un piège redoutable parce qu’elle pourrait transformer pernicieusement la perception de la population : les OBNL passent d’organismes qu’on ne peut pas abandonner à organismes qu’on doit réformer. Dans le contexte budgétaire et politique actuel, devinez quelle option semble plus attrayante pour la classe politique? Et même la population?


Au fait, qui décide des critères d’efficacité d’une organisation communautaire?


La force du communautaire, c’est la proximité avec ses clientèles que les grandes structures ne peuvent pas reproduire. Cette connaissance intime des besoins, ces liens de confiance construits année après année, cette agilité face aux urgences. Bref, tout ce qui ne se mesure pas dans un tableau Excel, mais qui fait la différence sur le terrain.


Le secteur communautaire se trouve à un moment charnière de son existence. Soit il subit ce nouveau discours, soit il reprend la main.


En tant que consultant en relations publiques spécialisé dans ce secteur, je peux dire une chose au secteur communautaire : si son discours ne s’adapte pas à ces vents contraires, son bateau pourrait être pris au milieu d’une tempête avant longtemps.


Sont-ils et elles prêt-es à faire face aux vents contraires ?

Commentaires


bottom of page